Paris au printemps : la rue Montorgueil

La rue Montorgueil (qui, jadis, menait des Halles au mont..Orgueilleux !) est une des plus authentiques du centre de Paris, spécialisée depuis toujours dans les commerces de bouche, avec ses bistrots et restaurants typiques.

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(Claude Monet, la rue Montorgueil : « J’aimais les drapeaux. La première fête nationale du 30 juin (1878) je me promenais rue Montorgueil avec mes instruments de travail; la rue était très pavoisée avec un monde fou. J’avise un balcon, je monte et demande la permission de peindre, elle m’est accordée »)

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La rue Réaumur, jadis centre névralgique de la presse parisienne.

Ci-dessous, la station de métro Sentier. À gauche, la rue Montorgueil, à droite le… »mont orgueilleux »

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La rue Montorgueil comporte encore beaucoup de vieilles enseignes.ImageImageImage

Le fameux restaurant « Le Rocher de Cancale » : 

Fondé en 1804 par Baleine, le restaurant avait pour spécialité les huîtres que l’on vient manger après le spectacle. C’était le lieu à la mode où se retrouvaient dandies, lorettes, aristocrates et membres du Jockey-club. La carte des dîners de l’époque était pantagruélique : 10 entrées de mouton, 17 entrées de veau, 11 entrées de bœuf, 22 de volaille, 27 entremets et 30 desserts !

Il avait été choisi par La Reynière pour installer ses jurys dégustateurs en 1809 sous la présidence de son ami le Dr Gastaldy, puis de l’archi-chancelier Jean-Jacques Régis de Cambacérès.

C’est là que défilaient les personnages de la Comédie humaine d’Honoré de Balzac : Henri de MarsayMadame du Val-NobleCoralieLucien de RubempréÉtienne LousteauDinah de La Baudraye, ainsi que leur créateur Balzac-lui-même. Le restaurant est notamment cité dans : Le Cabinet des AntiquesLa Muse du départementIllusions perduesSplendeurs et misères des courtisanes et d’autres œuvres2.

C’est dans ces cuisines que le chef Langlais a créé en 1837 la sole normande3.

Il a été fermé par Borel le successeur de Baleine en 1846. Puis rouvert sous le même nom dans un autre lieu avant de revenir rue Montorgueil, mais de l’autre côté de la rue au no 78.

Dans cet emplacement actuel, subsiste encore un Rocher de Cancale avec des fresques au premier étage exécutées par Paul Gavarni. Le bâtiment fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 3 mars 1997. (Source Wikipedia).

Ci-dessous la rue Tiquetonne entre ombre et lumière.

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La pâtisserie Stohrer est la plus célèbre enseigne de la rue Montorgueil (la Reine Elisabeth II y fit même une halte remarquée lors de sa dernière visite officielle en France en 2004) Nicolas Stohrer fut le pâtissier attitré de Marie Leczszynska, épouse de Louis XV, et s’établit en 1730 au 51 rue Montorgueil…ImageImage

En quittant la rue Montorgueil, on emprunte une partie de la rue Jean-Jacques Rousseau…

France / Paris / Mars-March 2014

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