Toulouse la belle

Toulouse, la Ville rose, s’embellit avec les années. Preuve en ce mois de mai.

L’horloge du Donjon du Capitole indique immuablement la même heure…

Ce bâtiment imposant (26 m pour à peine 3 étages) – la Poste centrale –  est représentatif de l’architecture administrative de la première partie du XXème siècle, à la fois monumentale et fonctionnaliste.

L’ornementation est riche mais rigoureuse : modénature de briques Art Déco intégrant les blasons des principales villes du département, grilles en fer forgé intégrant le sigle des PTT, larges baies à linteau et jalousies en métal, , bandeau de fenètres verticales descendant sur tout la façade, verrière en « culs-de-bouteilles »…

L’ensemble, inauguré en 1929, est dû à Léon Jaussely (1875-1932), architecte des Postes et auteur également du bureau situé dans le quartier Saint-Aubin à Toulouse.

La façade de Notre-Dame du Taursur la rue du Taur qui mène de la place du Capitole à la basilique Saint-Sernin.

Le Musée Saint-Raymond, musée des Antiques, installé dans l’ancien Collège universitaire Saint-Raymond (XVIème siècle)

La Basilique Saint-Sernin est l’un des joyaux de Toulouse

Sanctuaire bâti pour abriter les reliques de saint Saturnin, premier évêque de Toulouse, martyrisé en 250,,devenue l’un des plus importants centres de pèlerinage de l’Occident médiéval, Saint-Sernin est une des plus grandes églises romanes conservées en Europe, avec la cathédrale de Spire, en Allemagne .

Saint Saturnin, alors à la tête de la communauté chrétienne de Toulouse, fut pris à partie le 29 novembre 250 par des prêtres païens dans le forum au pied du Capitolium antique (actuelle place Esquirol). Il refusa d’abjurer le christianisme et de sacrifier à Jupiter un taureau ; il fut alors attaché à ce dernier qui le traîna dans les rues de la ville le long du cardo et franchit la porte Nord jusqu’à l’emplacement actuel de la basilique, où la corde rompit. Deux jeunes filles, les saintes Puelles, enterrèrent Saint Saturnin sur place. Le taureau est notamment passé par la rue de Claustre, actuelle Rue du Taur, renommée ainsi d’après l’animal.

Saint-Sernin a la chance de posséder un grand orgue inauguré en 1889, dû à Aristide Cavaillé-Coll (le même génial facteur d’orgues qui a donné aux grandes orgues de Notre Dame de Paris leur visage actuel)

L’ancien Bureau de Bienfaisance, au 73 rue du Taur, aujourd’hui crèche municipale.La Bibliothèque d’étude et du patrimoine (1935),bel exemple d’Art Déco, est l’oeuvre de l’architecte Jean Montariol

Notre Dame de la Dalbade 

L’Hôtel de Bagis ou Hôtel de Pierre ainsi dénommé par les Toulousains, parce que sa façade Renaissance toute en pierre, unique pour l’époque, contrastait avec la brique rouge qui formait l’essentiel des constructions de la ville.

Au 25, rue de la Dalbade.

La Garonne, l’ancien Hôtel Dieu Saint Jacques

L’Ecole des Beaux-Arts

La façade classique de Notre Dame de la Daurade actuellement en travaux. La basilique ne doit pas son nom à la proximité du port sur la Garonne et des pêcheurs, mais à la magnificence de sa décoration intérieure… dorée (daurada !)

Le quai de la Daurade

Place de la Daurade

Le dôme de la chapelle Saint-Joseph de la Grave

Le quai Lucien Lombard

La rue des Blanchers et ses petits restaurants.

La célèbre façade du Capitole, siège de la Mairie et de l’Opéra de Toulouse

 Le cloître des Jacobins. qui abrite chaque année au mois de septembre le festival Piano aux Jacobins.

Toulouse (France) – Mai/May 2019

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Tallinn au printemps

Ce premier dimanche de mai, la capitale de l’Estonie est envahie de touristes, débarqués des bateaux de croisière géants qui ont accosté au port de la ville balte.

L’air est piquant, mais le soleil inonde la vieille ville. On est à quelques semaines des nuits blanches, et les soirées sont déjà longues.

Dans le parc de Kadriorg, la résidence d’été voulue et construite par Pierre le Grand pour sa seconde épouse, Catherine.

Le palais de la présidence de la République.

Sur cette tour médiévale de la ville haute le drapeau national est levé chaque matin à 7 h et baissé chaque soir à 23 h.

La cathédrale Alexandre Nevski

L’église Saint Nicolas

La petite maison rouge

 

La place de l’Hôtel de Ville

Un cinéma de l’ère soviétique

La nef de l’église Saint-Nicolas, transformée en musée

L’immense retable de l’autel principal, venant des ateliers de Lübeck

Sur les 33 mètres initiaux subsistent, uniques en Europe, 7m50 d’une exceptionnelle  Danse des morts

Atmosphère typique des nombreux cafés, petits restaurants de la vieille ville

Tallinn (Estonie) – Mai/May 2019

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Tallinn en mai

IMG_2879Quand on arrive ce 3 mai à Tallinn, capitale de l’Estonie, le plus septentrional des trois états baltes, une bise polaire nous cueille dès l’atterrissage.

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Le printemps semble avoir quelques mois de retard…

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La vieille ville va vite nous sembler familière, quelques réminiscences du vieux Prague, de Helsinki bien sûr, des palais très Mitteleuropa, plus que la Russie toute proche.

IMG_2895La tour médiévale Kiek in de Kök, (du bas allemand, littéralement « pour regarder dans les cuisines »)

IMG_2896Mur d’enceinte de la vieille ville

IMG_2897La cathédrale Alexandre Nevski (1900)

IMG_2887La place et le monument de l’indépendance (1918-1920)

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IMG_2933Le théâtre national d’Estonie (1910), typique de l’Art nouveau finnois.

IMG_2902L’ambassade d’Allemagne.

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IMG_2905Le Parlement estonien

IMG_2906L’intérieur de la cathédrale Alexandre Nevski

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IMG_2908La cathédrale Sainte-Marie

IMG_2920Vue sur les toits et le port de Tallinn

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IMG_2923Le palais du gouvernement

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Tallinn (Estonie) / Mai-May 2019

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Palais royal

IMG_8259Les abords du château de Caserte, au nord de Naples, ne sont pas très engageants.

Difficile, sans doute, d’entretenir le plus grand palais royal du monde, construit pour égaler et finalement dépasser Versailles

Le palais royal de Caserte (en italien : Reggia di Caserta) est une résidence de la famille royale des Bourbons de Naples. L’ensemble monumental, proclamé patrimoine de l’humanité par l’UNESCO, est exceptionnel dans la manière dont il réunit un somptueux palais avec son parc et ses jardins mais aussi une partie naturelle boisée, des pavillons de chasse et un complexe industriel pour la production de la soie. C’est une évocation éloquente et concrète du siècle des Lumières, intégrée plutôt qu’imposée à son paysage naturel d’inspiration calabraise.

Le palais de Caserte est la plus grande résidence royale dans le monde avec plus de 2 000 000 m2, le palais lui-même  atteint les 47 000 m2 !

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La construction du palais fut entreprise par Charles de Bourbon (sans numérotation spécifique quand il devint roi des Deux-Siciles en 1734, mais qui était connu sous le nom de Charles V au royaume de Sicile et de Charles VII au royaume de Naples, et de Charles III d’Espagne quand il retourna à Madrid à partir de 1759). Charles de Bourbon est né à Madrid le 20 janvier 1716 et y est mort le .

Ce personnage à multiples titres ne doit pas être confondu avec Charles III de Naples auquel il est constamment fait référence alors qu’il lui est bien antérieur. Le projet fut confié à l’architecte Luigi Vanvitelli au milieu du xviiie siècle pour rivaliser avec Versailles et le palais royal de Madrid. Le palais devait en effet être le symbole du nouvel état bourbonien : d’un côté façade de sa puissance et sa magnificence, de l’autre instrument efficace et rationnel. Il s’insérait dans un plan politique plus vaste de Charles, qui voulait déplacer à Caserte les principales structures administratives de l’État, tout en reliant la ville à la capitale, Naples, par une avenue monumentale de plus de vingt kilomètres. Ce plan ne fut cependant jamais réalisé.

La construction du palais débuta en 1752 et se conclut en 1780, supervisée par Carlo Vanvitelli (it) qui remplaça son père après sa mort.

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L’escalier monumental

Salle du trône

Quand en 1752, Charles III de Bourbon fit commencer les travaux pour la construction du palais de Caserte, son but était d’en faire le Versailles du royaume de Naples. Son objectif fut pleinement atteint grâce à la réalisation de l’architecte Luigi Vanvitelli, digne représentant de la tendance classiciste européenne et créateur d’un langage architectural équilibré et rigoureux. L’édifice comprend une énorme structure linéaire qui englobe à l’intérieur quatre cours identiques. À l’implantation architectonique régulière, avec de longues façades encadrées aux angles par des corps légèrement saillants, correspond une distribution rigoureuse des espaces intérieurs, articulés selon des exigences de fonctionnalité et de représentation précises. À partir de la pose de la première pierre le 20 janvier 1752, jour du trente-sixième anniversaire du roi, il faudra attendre jusqu’en 1774 pour que la construction soit achevée. La mort du souverain espagnol Ferdinand IV, et le retour à Madrid de Charles III pour le remplacer sur le trône, n’interrompirent pas les travaux du palais, parachevé après la mort de Luigi Vanvitelli par son fils Carlo.

Du portail central, qui s’ouvre sur la façade en travertin et terre cuite au-dessus d’un socle en bossage, on accède à une galerie à trois nefs, reliées par autant de couloirs. Du couloir principal part l’escalier monumental qui monte à la chapelle palatine et aux appartements royaux, décorés et aménagés entre la fin du xviiie siècle et la première moitié du xixe siècle, par des artistes et des artisans locaux. Un parc fut imaginé autour du palais, prenant également exemple sur le célèbre jardin du Roi Soleil et dont la décoration et les aménagements furent conçus par Vanvitelli lui-même.

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Vue du Palais depuis le parc

Le parc s’étend sur 120 hectares derrière le palais, en partie sur un terrain de collines. Il s’inspire du parc du château de Versailles. Face au centre de la façade postérieure du palais s’ouvre une très longue allée agrémentée de fontaines, bassins et cascades artificielles en succession. De l’allée principale partent des allées transversales plus petites qui s’enfoncent dans une végétation assez dense qui fait place ensuite à d’autres fontaines ornées de statues mythologiques, un bassin à poissons et un lac de cygnes.

Le parc est donc tout entier construit d’après le modèle italien, géométrique et rationnel.

Pour l’approvisionnement de l’eau nécessaire au fonctionnement de tous les éléments du parc, Vanvitelli a dû spécialement construire un aqueduc qui parcourt la campagne sur de nombreux kilomètres.

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Caserte/Caserta (Italie/Italy) – Août/August 2018

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Le pianiste de Positano

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En accostant hier, non sans difficulté, au petit port surpeuplé de Positanoje me demandais ce qui avait pu conduire un artiste comme Wilhelm Kempff à s’y installer dès 1957. Le pianiste allemand, né à Jüterborg en 1895, y mourra à 95 ans le 23 mai 1991.

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Le village est minuscule, tout en escarpements, sans beaucoup d’attraits architecturaux, même si la vision séduit quand on arrive par la mer.

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Je n’avais pas le temps de chercher la Casa Orfeo, la demeure que se fit construire Wilhelm Kempff, et qui est restée le siège de la Fondation Kempff .

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Wilhelm Kempff et sa femme (en haut), entouré d’élèves et d’amis comme Leonide Massine – le fameux danseur et chorégraphe des Ballets russes avait ses habitudes à Positano, où il a laissé son nom à un Concours de danse – .

Ces photos sont tirées du journal d’une pianiste qui séjourna à Positano lors de l’une des fameuses sessions d’été qu’y tenait Kempff, un article passionnant à lire ici : A Summer with Wilhelm Kempff.

J’ai plusieurs fois écrit mon admiration inconditionnelle pour le pianiste allemand, qui chante Bach, Beethoven, Mozart, Schubert, Schumann comme personne. Une simplicité essentielle au service d’une poésie sans limite.

 

Cette version du 23ème concerto de Mozart, son mouvement lent en particulier, est celle de l’île déserte, pure poésie, un chant naturel, comme évident.

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Positano (Italie) – Août/August 2018

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Les mystères de Pompéi

(Triclinium de la Villa des mystères)

Même s’il ressemble à un vaste parc d’attraction, vers lequel affluent des milliers de touristes du monde entier, en groupes serrés, le site de Pompéi reste l’une des quelques merveilles du monde, qu’on doit absolument visiter. Tout y impressionne, les proportions parfaites d’une cité romaine hyper-sophistiquée, l’agencement des quartiers, des villas, des demeures patriciennes, et surtout les éléments de décoration, peinture, sculpture, qui ont survécu au cataclysme de l’an 79 et à l’usure des siècles.

Pompei (Italie) – Août/August 2018

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Sur les traces de Stendhal

Seize ans après un premier court séjour, je suis revenu à Naples, sans avoir lu Rome, Naples et Florence de Stendhal – qui, selon certains, est loin d’être un guide inspiré (Stendhal et Naples)

Piazza Bellini et la statue du compositeur natif de CataneVia dei Tribunali

Magnifique Caravage dans l’église Pio Monte della Misericordia

La cathédrale Saint-Janvier (San Gennaro) où se trouve la fiole de sang qui se liquéfie deux fois par an.La façade de la cathédrale Saint Janvier

Dans la rue San Geronimo, les boutiques d’articles et de statuettes de crèche côtoient les échoppes de souvenirs de héros modernes…

Le couvent des Clarisses et ses colonnes et banquettes en majolique.mC’est à Naples qu’est née la pizza…

L’entrée dans le quartier historique de Spaccanapoli

Street art

Place du Plébiscite

Le Château Neuf

Napoli/Naples – Août/August 2018

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