Tallinn au printemps

Ce premier dimanche de mai, la capitale de l’Estonie est envahie de touristes, débarqués des bateaux de croisière géants qui ont accosté au port de la ville balte.

L’air est piquant, mais le soleil inonde la vieille ville. On est à quelques semaines des nuits blanches, et les soirées sont déjà longues.

Dans le parc de Kadriorg, la résidence d’été voulue et construite par Pierre le Grand pour sa seconde épouse, Catherine.

Le palais de la présidence de la République.

Sur cette tour médiévale de la ville haute le drapeau national est levé chaque matin à 7 h et baissé chaque soir à 23 h.

La cathédrale Alexandre Nevski

L’église Saint Nicolas

La petite maison rouge

 

La place de l’Hôtel de Ville

Un cinéma de l’ère soviétique

La nef de l’église Saint-Nicolas, transformée en musée

L’immense retable de l’autel principal, venant des ateliers de Lübeck

Sur les 33 mètres initiaux subsistent, uniques en Europe, 7m50 d’une exceptionnelle  Danse des morts

Atmosphère typique des nombreux cafés, petits restaurants de la vieille ville

Tallinn (Estonie) – Mai/May 2019

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Palais royal

IMG_8259Les abords du château de Caserte, au nord de Naples, ne sont pas très engageants.

Difficile, sans doute, d’entretenir le plus grand palais royal du monde, construit pour égaler et finalement dépasser Versailles

Le palais royal de Caserte (en italien : Reggia di Caserta) est une résidence de la famille royale des Bourbons de Naples. L’ensemble monumental, proclamé patrimoine de l’humanité par l’UNESCO, est exceptionnel dans la manière dont il réunit un somptueux palais avec son parc et ses jardins mais aussi une partie naturelle boisée, des pavillons de chasse et un complexe industriel pour la production de la soie. C’est une évocation éloquente et concrète du siècle des Lumières, intégrée plutôt qu’imposée à son paysage naturel d’inspiration calabraise.

Le palais de Caserte est la plus grande résidence royale dans le monde avec plus de 2 000 000 m2, le palais lui-même  atteint les 47 000 m2 !

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La construction du palais fut entreprise par Charles de Bourbon (sans numérotation spécifique quand il devint roi des Deux-Siciles en 1734, mais qui était connu sous le nom de Charles V au royaume de Sicile et de Charles VII au royaume de Naples, et de Charles III d’Espagne quand il retourna à Madrid à partir de 1759). Charles de Bourbon est né à Madrid le 20 janvier 1716 et y est mort le .

Ce personnage à multiples titres ne doit pas être confondu avec Charles III de Naples auquel il est constamment fait référence alors qu’il lui est bien antérieur. Le projet fut confié à l’architecte Luigi Vanvitelli au milieu du xviiie siècle pour rivaliser avec Versailles et le palais royal de Madrid. Le palais devait en effet être le symbole du nouvel état bourbonien : d’un côté façade de sa puissance et sa magnificence, de l’autre instrument efficace et rationnel. Il s’insérait dans un plan politique plus vaste de Charles, qui voulait déplacer à Caserte les principales structures administratives de l’État, tout en reliant la ville à la capitale, Naples, par une avenue monumentale de plus de vingt kilomètres. Ce plan ne fut cependant jamais réalisé.

La construction du palais débuta en 1752 et se conclut en 1780, supervisée par Carlo Vanvitelli (it) qui remplaça son père après sa mort.

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L’escalier monumental

Salle du trône

Quand en 1752, Charles III de Bourbon fit commencer les travaux pour la construction du palais de Caserte, son but était d’en faire le Versailles du royaume de Naples. Son objectif fut pleinement atteint grâce à la réalisation de l’architecte Luigi Vanvitelli, digne représentant de la tendance classiciste européenne et créateur d’un langage architectural équilibré et rigoureux. L’édifice comprend une énorme structure linéaire qui englobe à l’intérieur quatre cours identiques. À l’implantation architectonique régulière, avec de longues façades encadrées aux angles par des corps légèrement saillants, correspond une distribution rigoureuse des espaces intérieurs, articulés selon des exigences de fonctionnalité et de représentation précises. À partir de la pose de la première pierre le 20 janvier 1752, jour du trente-sixième anniversaire du roi, il faudra attendre jusqu’en 1774 pour que la construction soit achevée. La mort du souverain espagnol Ferdinand IV, et le retour à Madrid de Charles III pour le remplacer sur le trône, n’interrompirent pas les travaux du palais, parachevé après la mort de Luigi Vanvitelli par son fils Carlo.

Du portail central, qui s’ouvre sur la façade en travertin et terre cuite au-dessus d’un socle en bossage, on accède à une galerie à trois nefs, reliées par autant de couloirs. Du couloir principal part l’escalier monumental qui monte à la chapelle palatine et aux appartements royaux, décorés et aménagés entre la fin du xviiie siècle et la première moitié du xixe siècle, par des artistes et des artisans locaux. Un parc fut imaginé autour du palais, prenant également exemple sur le célèbre jardin du Roi Soleil et dont la décoration et les aménagements furent conçus par Vanvitelli lui-même.

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Vue du Palais depuis le parc

Le parc s’étend sur 120 hectares derrière le palais, en partie sur un terrain de collines. Il s’inspire du parc du château de Versailles. Face au centre de la façade postérieure du palais s’ouvre une très longue allée agrémentée de fontaines, bassins et cascades artificielles en succession. De l’allée principale partent des allées transversales plus petites qui s’enfoncent dans une végétation assez dense qui fait place ensuite à d’autres fontaines ornées de statues mythologiques, un bassin à poissons et un lac de cygnes.

Le parc est donc tout entier construit d’après le modèle italien, géométrique et rationnel.

Pour l’approvisionnement de l’eau nécessaire au fonctionnement de tous les éléments du parc, Vanvitelli a dû spécialement construire un aqueduc qui parcourt la campagne sur de nombreux kilomètres.

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Caserte/Caserta (Italie/Italy) – Août/August 2018

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Chez Berlioz à La Côte Saint-André

Sans vouloir être désagréable avec qui que ce soit, il n’est pas sûr qu’on ferait halte dans la petite ville de La Côte Saint-André (Isère) si l’un des plus illustres compositeurs, Hector Berlioz, n’y était né le 11 décembre 1803, dans une famille cossue. Le peintre hollandais Jongkind (1819-1891) y a, lui, passé les vingt dernières années de sa vie, et y est inhumé. Mais les attraits historiques et touristiques de la cité sont limités.

La maison natale de Berlioz se visite, elle a fait l’objet de plusieurs restaurations, et le musée qui y a été installé, constitue un bel hommage à l’oeuvre et la personnalité protéiformes de l’enfant du pays (un peu comme la maison des Mendelssohn à Leipzig : voir Retour chez Felix)

IMG_8997L’hôtel de ville de La Côte Saint-André

IMG_8996Les grandes halles

IMG_8998L’église Saint-André et le monument aux morts.

La maison natale de Berlioz est un musée qui se visite : Musée Hector Berlioz

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Une recommandation si l’on veut loger dans les parages, une merveilleuse maison d’hôtes, où tout est parfait : Le Domaine de Dony,à 3 km du centre du village

La Côte Saint-André (Isère) / Août-August 2018

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Les mystères de Pompéi

(Triclinium de la Villa des mystères)

Même s’il ressemble à un vaste parc d’attraction, vers lequel affluent des milliers de touristes du monde entier, en groupes serrés, le site de Pompéi reste l’une des quelques merveilles du monde, qu’on doit absolument visiter. Tout y impressionne, les proportions parfaites d’une cité romaine hyper-sophistiquée, l’agencement des quartiers, des villas, des demeures patriciennes, et surtout les éléments de décoration, peinture, sculpture, qui ont survécu au cataclysme de l’an 79 et à l’usure des siècles.

Pompei (Italie) – Août/August 2018

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Sur les traces de Stendhal

Seize ans après un premier court séjour, je suis revenu à Naples, sans avoir lu Rome, Naples et Florence de Stendhal – qui, selon certains, est loin d’être un guide inspiré (Stendhal et Naples)

Piazza Bellini et la statue du compositeur natif de CataneVia dei Tribunali

Magnifique Caravage dans l’église Pio Monte della Misericordia

La cathédrale Saint-Janvier (San Gennaro) où se trouve la fiole de sang qui se liquéfie deux fois par an.La façade de la cathédrale Saint Janvier

Dans la rue San Geronimo, les boutiques d’articles et de statuettes de crèche côtoient les échoppes de souvenirs de héros modernes…

Le couvent des Clarisses et ses colonnes et banquettes en majolique.mC’est à Naples qu’est née la pizza…

L’entrée dans le quartier historique de Spaccanapoli

Street art

Place du Plébiscite

Le Château Neuf

Napoli/Naples – Août/August 2018

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Le talon de la botte

Si l’Italie ressemble à une botte, la région du Salento en est le talon

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Et à la pointe orientale du talon se trouve une cité ancienne, Otrante, dont je n’ai connu le nom d’abord qu’en lisant le Fouché de Stefan Zweig. C’est Napoléon qui crée, en 1809, le duché d’Otrante, et fait duc d’Otrante son redoutable ministre de la Police.

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La cathédrale d’Otrante est le plus bel édifice religieux de la cité. Deux nefs superposées, une mosaïque miraculeusement bien conservée au sol, et les reliques des saints martyrs d’Otrante.

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Les maisons de mon enfance : Poitiers (I)

J’ai vécu mon enfance et mon adolescence dans une bien jolie ville : PoitiersJe n’ai plus l’occasion d’y retourner souvent. J’ai profité d’une halte imprévue pour refaire les chemins qui m’étaient familiers, et redécouvrir des lieux gravés dans ma mémoire.

mzijYy5kTWS+k9Ek0jzAqQAu loin la vieille ville sur son promontoire, en contrebas la tranquille vallée du Clain.

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UQRV+KHzTjywmy8FugQFKwLa maison où j’ai grandi, qui semble inhabitée.

Z7fpySjoQeGPVzXWMvvy6ALe vaste cimetière où reposent deux frères, mon père (+1972), mon oncle (+1995).

Z1cE+dKoSI6mqhThQhzaiwLa modeste église Sainte-Thérèse, où un curé extraordinaire rassemblait les foules le dimanche, et les salles paroissiales qui faisaient office de cinéma pour tout le quartier.

0jtdzt0DTVy1Fi9W2%wCmgAu milieu de ce quartier pavillonnaire, sans grâce particulière, deux rues portant des noms de musiciens, Clément Janequin (né en Poitou, à Châtellerault) et Louis Vierne, né, lui, à Poitiers en 1870 et mort en 1937, la même année que Ravel, Roussel, Szymanowski ! (lire le portrait que je lui consacre sur jeanpierrerousseaublog.com)

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La passerelle qui enjambe les voies de chemin de fer, et que j’empruntais jadis à pied ou en mobylette, élargie aujourd’hui et renforcée pour permettre le passage des bus urbains. On aperçoit de l’autre côté le TAP – Théâtre Auditorium de Poitiers, inauguré il y a dix ans, en septembre 2008, dont l’acoustique est louée par les musiciens qui s’y produisent… et que je n’ai encore pas expérimentée.

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Mes parents m’avaient inscrit dans une école primaire tenue par des frères, juste à côté de la très belle église Saint-Hilaire, l’un des purs chefs-d’oeuvre du roman poitevin.

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%0oODRcpSquVZbbWsKx4BQRien n’a changé dans la disposition des lieux, le calme du quartier…

Après l’école primaire chez les frères, le lycée public (pas de distinction alors entre collège et lycée), le lycée Henri IV et sa Chapelle du XVIIème récemment restaurée.

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xqDBqCBjRauynHWsXnRN8wLe lycée Henri IV est à deux pas de ce qui était le centre vivant de la ville, la place de l’Hôtel de Ville. Aujourd’hui tout le centre de la cité a été fait piétonnier, je ne retrouve plus l’animation, les cafés nombreux sur cette place, où étudiants nous aimions nous retrouver.

5Q9aBRYzQvCquPc69a2eVgL’ancien théâtre municipal de Poitiers – beau témoignage de l’architecture des années 1940, où j’ai entendu mes premiers concerts – Cziffra, Ferras, Maurice André…- dans une ville où la saison classique était des plus réduites, ce théâtre est fermé depuis 2012, et menacé de destruction…

Juste en face, le bâtiment du Printemps, qui affichait une modernité triomphante au moment de sa construction au début des années 60, a été détruit en 2014, et remplacé par une construction qui ne prend aucun parti véritable, qui ne dérange pas, qui n’attire pas l’oeil non plus.

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Au fond de l’avenue Victor Hugo – piétonne elle aussi – l’élégante Préfecture de la Vienne.

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Et sur cette même place de l’Hôtel de Ville, un vestige, la façade de l’ancien cinéma Castille.

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Poitiers (France) / Juillet-July 2018

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