Tallinn au printemps

Ce premier dimanche de mai, la capitale de l’Estonie est envahie de touristes, débarqués des bateaux de croisière géants qui ont accosté au port de la ville balte.

L’air est piquant, mais le soleil inonde la vieille ville. On est à quelques semaines des nuits blanches, et les soirées sont déjà longues.

Dans le parc de Kadriorg, la résidence d’été voulue et construite par Pierre le Grand pour sa seconde épouse, Catherine.

Le palais de la présidence de la République.

Sur cette tour médiévale de la ville haute le drapeau national est levé chaque matin à 7 h et baissé chaque soir à 23 h.

La cathédrale Alexandre Nevski

L’église Saint Nicolas

La petite maison rouge

 

La place de l’Hôtel de Ville

Un cinéma de l’ère soviétique

La nef de l’église Saint-Nicolas, transformée en musée

L’immense retable de l’autel principal, venant des ateliers de Lübeck

Sur les 33 mètres initiaux subsistent, uniques en Europe, 7m50 d’une exceptionnelle  Danse des morts

Atmosphère typique des nombreux cafés, petits restaurants de la vieille ville

Tallinn (Estonie) – Mai/May 2019

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Tallinn en mai

IMG_2879Quand on arrive ce 3 mai à Tallinn, capitale de l’Estonie, le plus septentrional des trois états baltes, une bise polaire nous cueille dès l’atterrissage.

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Le printemps semble avoir quelques mois de retard…

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La vieille ville va vite nous sembler familière, quelques réminiscences du vieux Prague, de Helsinki bien sûr, des palais très Mitteleuropa, plus que la Russie toute proche.

IMG_2895La tour médiévale Kiek in de Kök, (du bas allemand, littéralement « pour regarder dans les cuisines »)

IMG_2896Mur d’enceinte de la vieille ville

IMG_2897La cathédrale Alexandre Nevski (1900)

IMG_2887La place et le monument de l’indépendance (1918-1920)

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IMG_2933Le théâtre national d’Estonie (1910), typique de l’Art nouveau finnois.

IMG_2902L’ambassade d’Allemagne.

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IMG_2905Le Parlement estonien

IMG_2906L’intérieur de la cathédrale Alexandre Nevski

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IMG_2908La cathédrale Sainte-Marie

IMG_2920Vue sur les toits et le port de Tallinn

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IMG_2923Le palais du gouvernement

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Tallinn (Estonie) / Mai-May 2019

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Colombo 19.02.2019

La capitale du Sri Lanka est ville morte le jour sacré de la pleine lune comme ce 19 février 2019, mais c’est pour mieux préparer la grande parade qui s’annonce à la nuit tombante.Galle Face Seaside, et le premier hôtel de Colombo

Un temple anglican

Un éléphant se rafraîchit avant la parade du soir

Beira Lake

Victoria Temple, premier temple maçonnique de Colombo (1901)

Une ville nouvelle en construction, sous l’impulsion des investisseurs chinois.

Antique chemin de fer au milieu de la ville nouvelle

Tampere, au coeur de la Finlande

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On sait, quand on débarque à Tampere en novembre, qu’on a peu de chances d’y trouver chaleur et soleil. À 16 heures il fait nuit noire. Le jour, la grisaille domine. Et pourtant la ville ne manque pas de séduction.

Avec 230 834 habitants2 intra-muros, et plus de 320 000 en comptant les municipalités attenantes, elle est la seconde agglomération de Finlande après celle d’Helsinki. Elle est également la plus grande ville non-littorale des pays nordiques. C’est aussi la ville finlandaise la plus peuplée en dehors de la région du Grand Helsinki et un important centre urbain, économique et culturel pour le centre du pays.

La ville est coincée entre deux lacs, Näsijärvi et Pyhäjärvi. En raison des altitudes différentes des deux lacs, soit 18 mètres, les rapides Tammer qui les relient ont été historiquement une source d’énergie importante et plus récemment pour la production d’électricité.

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Tampere est créée en 1775 par Gustave III de Suède sur les rives de la rivière Tammerkoski pour servir de comptoir commercial.

Au xixe siècle, elle concentre près de la moitié des activités industrielles de la Finlande. Cette spécificité lui valut le surnom de « Manchester du nord ». De ce fait, les Finlandais lui donnent le surnom Manse qui est une contraction du nom de la ville anglaise8. Toutefois, ce diminutif n’est pas des plus appréciés par les habitants de Tampere.

Au début du xxe siècle, l’industrie domine la ville., l’espace – encore aujourd’hui – est marqué par l’architecture industrielle. La population ouvrière, est souvent installée dans des quartiers récents entièrement construits pour elle, comme le quartier d’Amuri, qui accueille les ouvriers de la plus grande entreprise industrielle textile de la ville, Finlayson. Dès 1900 les ouvriers de l’industrie représentent 70 % de la population, ce qui est un maximum pour le début du siècle, mais ils représentent encore pratiquement 60 % de la population en 1910 et 61,5 % en 1920.

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Les sites de productions les plus nombreux dans la ville sont ceux de l’industrie textile ainsi que ceux d’une importante industrie du cuir, complémentaire de celle du textile par la fabrication notamment de chaussures. Vient tout même en deuxième position, après l’industrie de l’habillement, l’industrie alimentaire représentant 16 % des établissements industriels de la ville en 1905. Cette industrie permet de ravitailler la nombreuse population ouvrière de Tampere. L’industrie textile représente à Tampere 64 % pour seulement 10 établissements de production répertoriés des ouvriers de l’industrie à Tampere en 1905 et encore 58 % en 1916, malgré le développement d’autres secteurs et notamment la métallurgie. Après la crise économique précédant la Première Guerre mondiale, le sort économique de la ville devient directement lié au sort des armes et donc au sort militaire et économique de la métropole russe à laquelle est encore rattaché le Grand-duché de Finlande. Les commandes de guerre russe stimulent l’industrie locale avant que leur arrêt brutal ne stoppe net cette activité économique perturbée par les difficultés de ravitaillement liées à la guerre en Baltique.

Tampere a été le théâtre de la principale bataille de la Guerre civile finlandaise (28 janvier) : les forces « blanches » ont pris la ville ainsi que 10 000 prisonniers « rouges » le 6 avril.

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Ce palais appartenant à la famille propriétaire des usines textiles Finlayson n’a dû son maintien et sa restauration – récente – qu’à un vote de majorité du conseil municipal local.

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IMG_9995D’immenses parcs de loisirs jouxtent les deux lacs qui bordent Tampere.

IMG_0013L’ancienne bibliothèque municipale

IMG_0021Nombre d’anciens bâtiments industriels du centre ville ont été transformés en musées, établissements culturels ou d’enseignement.

IMG_0017La grand place de Tampere

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IMG_0018L’hôtel de ville

IMG_0015l’un des trois théâtres de la ville

IMG_0016Quelques églises anciennes rompent la monotonie de la brique industrielle.

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IMG_9983La Cathédrale de Tampere est édifiée en 1902 dans le style Art nouveau emblématique du mouvement de Nationalisme romantique en plein essor dans une Finlande qui cherche à s’émanciper de ses puissants voisins, la Suède et la Russie.

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IMG_9978La frise du peinte symboliste Hugo Simberg (1873-1917) a longtemps fait scandale, des jeunes garçons nus, dans une église, portant le serpent de la tentation…

IMG_9979quelque détails architecturaux

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Quelques maisons traditionnelles en bois subsistent, mais beaucoup ont disparu sous les coups d’une urbanisation massive dans les années 60.

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Et puis, comme à Stockholmon trouve, niché au coeur d’un grand magasin, un petit marché traditionnel tout en bois, où les Finlandais se réchauffent des frimas de la ville.

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J’ai eu la chance d’être logé dans un bel hôtel Solo Sokos Hotel Torniau vingtième étage.
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Palais royal

IMG_8259Les abords du château de Caserte, au nord de Naples, ne sont pas très engageants.

Difficile, sans doute, d’entretenir le plus grand palais royal du monde, construit pour égaler et finalement dépasser Versailles

Le palais royal de Caserte (en italien : Reggia di Caserta) est une résidence de la famille royale des Bourbons de Naples. L’ensemble monumental, proclamé patrimoine de l’humanité par l’UNESCO, est exceptionnel dans la manière dont il réunit un somptueux palais avec son parc et ses jardins mais aussi une partie naturelle boisée, des pavillons de chasse et un complexe industriel pour la production de la soie. C’est une évocation éloquente et concrète du siècle des Lumières, intégrée plutôt qu’imposée à son paysage naturel d’inspiration calabraise.

Le palais de Caserte est la plus grande résidence royale dans le monde avec plus de 2 000 000 m2, le palais lui-même  atteint les 47 000 m2 !

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La construction du palais fut entreprise par Charles de Bourbon (sans numérotation spécifique quand il devint roi des Deux-Siciles en 1734, mais qui était connu sous le nom de Charles V au royaume de Sicile et de Charles VII au royaume de Naples, et de Charles III d’Espagne quand il retourna à Madrid à partir de 1759). Charles de Bourbon est né à Madrid le 20 janvier 1716 et y est mort le .

Ce personnage à multiples titres ne doit pas être confondu avec Charles III de Naples auquel il est constamment fait référence alors qu’il lui est bien antérieur. Le projet fut confié à l’architecte Luigi Vanvitelli au milieu du xviiie siècle pour rivaliser avec Versailles et le palais royal de Madrid. Le palais devait en effet être le symbole du nouvel état bourbonien : d’un côté façade de sa puissance et sa magnificence, de l’autre instrument efficace et rationnel. Il s’insérait dans un plan politique plus vaste de Charles, qui voulait déplacer à Caserte les principales structures administratives de l’État, tout en reliant la ville à la capitale, Naples, par une avenue monumentale de plus de vingt kilomètres. Ce plan ne fut cependant jamais réalisé.

La construction du palais débuta en 1752 et se conclut en 1780, supervisée par Carlo Vanvitelli (it) qui remplaça son père après sa mort.

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L’escalier monumental

Salle du trône

Quand en 1752, Charles III de Bourbon fit commencer les travaux pour la construction du palais de Caserte, son but était d’en faire le Versailles du royaume de Naples. Son objectif fut pleinement atteint grâce à la réalisation de l’architecte Luigi Vanvitelli, digne représentant de la tendance classiciste européenne et créateur d’un langage architectural équilibré et rigoureux. L’édifice comprend une énorme structure linéaire qui englobe à l’intérieur quatre cours identiques. À l’implantation architectonique régulière, avec de longues façades encadrées aux angles par des corps légèrement saillants, correspond une distribution rigoureuse des espaces intérieurs, articulés selon des exigences de fonctionnalité et de représentation précises. À partir de la pose de la première pierre le 20 janvier 1752, jour du trente-sixième anniversaire du roi, il faudra attendre jusqu’en 1774 pour que la construction soit achevée. La mort du souverain espagnol Ferdinand IV, et le retour à Madrid de Charles III pour le remplacer sur le trône, n’interrompirent pas les travaux du palais, parachevé après la mort de Luigi Vanvitelli par son fils Carlo.

Du portail central, qui s’ouvre sur la façade en travertin et terre cuite au-dessus d’un socle en bossage, on accède à une galerie à trois nefs, reliées par autant de couloirs. Du couloir principal part l’escalier monumental qui monte à la chapelle palatine et aux appartements royaux, décorés et aménagés entre la fin du xviiie siècle et la première moitié du xixe siècle, par des artistes et des artisans locaux. Un parc fut imaginé autour du palais, prenant également exemple sur le célèbre jardin du Roi Soleil et dont la décoration et les aménagements furent conçus par Vanvitelli lui-même.

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Vue du Palais depuis le parc

Le parc s’étend sur 120 hectares derrière le palais, en partie sur un terrain de collines. Il s’inspire du parc du château de Versailles. Face au centre de la façade postérieure du palais s’ouvre une très longue allée agrémentée de fontaines, bassins et cascades artificielles en succession. De l’allée principale partent des allées transversales plus petites qui s’enfoncent dans une végétation assez dense qui fait place ensuite à d’autres fontaines ornées de statues mythologiques, un bassin à poissons et un lac de cygnes.

Le parc est donc tout entier construit d’après le modèle italien, géométrique et rationnel.

Pour l’approvisionnement de l’eau nécessaire au fonctionnement de tous les éléments du parc, Vanvitelli a dû spécialement construire un aqueduc qui parcourt la campagne sur de nombreux kilomètres.

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Caserte/Caserta (Italie/Italy) – Août/August 2018

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Chez Berlioz à La Côte Saint-André

Sans vouloir être désagréable avec qui que ce soit, il n’est pas sûr qu’on ferait halte dans la petite ville de La Côte Saint-André (Isère) si l’un des plus illustres compositeurs, Hector Berlioz, n’y était né le 11 décembre 1803, dans une famille cossue. Le peintre hollandais Jongkind (1819-1891) y a, lui, passé les vingt dernières années de sa vie, et y est inhumé. Mais les attraits historiques et touristiques de la cité sont limités.

La maison natale de Berlioz se visite, elle a fait l’objet de plusieurs restaurations, et le musée qui y a été installé, constitue un bel hommage à l’oeuvre et la personnalité protéiformes de l’enfant du pays (un peu comme la maison des Mendelssohn à Leipzig : voir Retour chez Felix)

IMG_8997L’hôtel de ville de La Côte Saint-André

IMG_8996Les grandes halles

IMG_8998L’église Saint-André et le monument aux morts.

La maison natale de Berlioz est un musée qui se visite : Musée Hector Berlioz

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Une recommandation si l’on veut loger dans les parages, une merveilleuse maison d’hôtes, où tout est parfait : Le Domaine de Dony,à 3 km du centre du village

La Côte Saint-André (Isère) / Août-August 2018

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