Les orangers de Dubrovnik

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Deux couvents, deux cloîtres, l’un dominicain, l’autre franciscain, enserrent la vieille ville de Raguse/Dubrovnik. Deux merveilles d’art sacré, deux havres de paix à quelques pas des touristes bruyants et vulgaires. Et des orangers, des pamplemoussiers hors du temps.

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Barbara à Göttingen

ImageImage Le 4 juillet 1964, Barbara, qui, enfant juive, a dû se cacher pendant la guerre pour échapper à l’extermination, se rend sans enthousiasme en Allemagne en réponse à l’invitation du directeur du Junges Theater de la ville universitaire de Göttingen. Son premier concert faillit ne pas avoir lieu. Barbara avait en effet réclamé un piano à queue, et elle fut très surprise en arrivant sur la scène de découvrir un piano droit. Le concert semblait impossible, malgré toutes les tentatives de Hans-Günther Klein, le directeur. Finalement, grâce à la mobilisation d’étudiants qui réussirent à trouver un piano à queue mis à disposition par une vieille dame, le concert put avoir lieu. Malgré la réaction initiale de la chanteuse et les deux heures de retard du concert, le public l’ovationna chaleureusement. Agréablement surprise et touchée par l’accueil qu’elle reçoit, Barbara prolonge son séjour d’une semaine. Le dernier soir, elle offre une version initiale de la chanson Göttingen, à la fois chantée et parlée, qu’elle a écrite d’un trait dans les jardins du théâtre.

Dans son autobiographie « Il était un piano noir : Mémoires interrompus », elle écrit : « Dans Göttingen je découvre la maison des frères Grimm où furent écrits les contes bien connus de notre enfance. C’est dans le petit jardin contigu au théâtre que j’ai gribouillé ‘Göttingen‘, le dernier midi de mon séjour. Le dernier soir, tout en m’excusant, j’en ai lu et chanté les paroles sur une musique inachevée. J’ai terminé cette chanson à Paris. Je dois donc cette chanson à l’insistance têtue de Gunther Klein, à dix étudiants, à une vieille dame compatissante, à la blondeur des petits enfants de Göttingen, à un profond désir de réconciliation, mais non d’oubli. »

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Elle retravaillera la chanson de retour à Paris pour en donner la version finale que l’on connait aujourd’hui. En mai 1967, elle sera à Hambourg pour l’enregistrer, avec neuf autres titres, traduits en allemand, pour le 33 tours Barbara singt Barbara  et retournera chanter à Göttingen le 4 octobre. En 1988, Barbara recevra la Médaille d’honneur de la ville. En 2002, cette chanson est inscrite dans les programmes officiels des classes de Primaire.

La chanson évoque la Seconde Guerre mondiale qui a divisé la France et l’Allemagne, mais surtout les enfants morts à cause de cette guerre, deuils qui unissent les deux pays. Hymne à l’amitié franco-allemande la chanson a une portée plus générale et milite pour la paix.

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En 2002, cinq ans après la mort de la chanteuse, la ville de Göttingen inaugure une Barbarastraße (rue Barbara) dans le quartier de Geismar. (Source : Wikipedia)

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Voir aussi Barbara chantant Göttingen dans : http://jeanpierrerousseaublog.com/2014/04/08/de-bach-a-barbara/

Paris au printemps : la rue Montorgueil

La rue Montorgueil (qui, jadis, menait des Halles au mont..Orgueilleux !) est une des plus authentiques du centre de Paris, spécialisée depuis toujours dans les commerces de bouche, avec ses bistrots et restaurants typiques.

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(Claude Monet, la rue Montorgueil : « J’aimais les drapeaux. La première fête nationale du 30 juin (1878) je me promenais rue Montorgueil avec mes instruments de travail; la rue était très pavoisée avec un monde fou. J’avise un balcon, je monte et demande la permission de peindre, elle m’est accordée »)

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La rue Réaumur, jadis centre névralgique de la presse parisienne.

Ci-dessous, la station de métro Sentier. À gauche, la rue Montorgueil, à droite le… »mont orgueilleux »

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La rue Montorgueil comporte encore beaucoup de vieilles enseignes.ImageImageImage

Le fameux restaurant « Le Rocher de Cancale » : 

Fondé en 1804 par Baleine, le restaurant avait pour spécialité les huîtres que l’on vient manger après le spectacle. C’était le lieu à la mode où se retrouvaient dandies, lorettes, aristocrates et membres du Jockey-club. La carte des dîners de l’époque était pantagruélique : 10 entrées de mouton, 17 entrées de veau, 11 entrées de bœuf, 22 de volaille, 27 entremets et 30 desserts !

Il avait été choisi par La Reynière pour installer ses jurys dégustateurs en 1809 sous la présidence de son ami le Dr Gastaldy, puis de l’archi-chancelier Jean-Jacques Régis de Cambacérès.

C’est là que défilaient les personnages de la Comédie humaine d’Honoré de Balzac : Henri de MarsayMadame du Val-NobleCoralieLucien de RubempréÉtienne LousteauDinah de La Baudraye, ainsi que leur créateur Balzac-lui-même. Le restaurant est notamment cité dans : Le Cabinet des AntiquesLa Muse du départementIllusions perduesSplendeurs et misères des courtisanes et d’autres œuvres2.

C’est dans ces cuisines que le chef Langlais a créé en 1837 la sole normande3.

Il a été fermé par Borel le successeur de Baleine en 1846. Puis rouvert sous le même nom dans un autre lieu avant de revenir rue Montorgueil, mais de l’autre côté de la rue au no 78.

Dans cet emplacement actuel, subsiste encore un Rocher de Cancale avec des fresques au premier étage exécutées par Paul Gavarni. Le bâtiment fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 3 mars 1997. (Source Wikipedia).

Ci-dessous la rue Tiquetonne entre ombre et lumière.

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La pâtisserie Stohrer est la plus célèbre enseigne de la rue Montorgueil (la Reine Elisabeth II y fit même une halte remarquée lors de sa dernière visite officielle en France en 2004) Nicolas Stohrer fut le pâtissier attitré de Marie Leczszynska, épouse de Louis XV, et s’établit en 1730 au 51 rue Montorgueil…ImageImage

En quittant la rue Montorgueil, on emprunte une partie de la rue Jean-Jacques Rousseau…

France / Paris / Mars-March 2014

Paris in the Springtime : Le coeur de Paris

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Le 3e arrondissement de Paris a longtemps été le coeur populaire de la capitale, chéri des artistes, musiciens, cinéastes, les « bobos’ l’ont peu à peu envahi, et les créateurs de mode. Mais il reste bien des places, des petites rues, que seuls les habitués du quartier connaissent et fréquentent.Image

Place Dupetit Thouars (à l’arrière de la Mairie du 3e arrondissement)

Ci-dessous un décor idéal pour La Bohème de PucciniImageImage

Le Carreau du Temple, entièrement préservé et rénovéImageImage

Un bar typique du quartier qui n’a pas encore subi de « relooking »

Le Conservatoire et le Musée national des Arts et MétiersImageImage

Au carrefour du Boulevard de Sébastopol et de la rue Réaumur, un exemple d’architecture surchargée du début du XXème siècle, jadis propriété des grands magasins Félix Potin.

France / Paris / Mars-March 2014

Bruxelles 1958

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L’Atomium est resté le symbole de l’Exposition universelle de 1958 de Bruxelles (comme la Tour Eiffel à Paris pour l’Exposition universelle de 1889). Il a fait l’objet d’une complète rénovation pour son cinquantenaire. Je l’ai visité il y a deux ou trois ans…Complètement dans l’atmosphère décrite par Jonathan Coe (http://jeanpierrerousseaublog.com/2014/03/05/james-bond-a-bruxelles/)

Bruxelles/Brussels – Belgique/Belgium – Mai/May 2011