Amalfi en août

On a un peu de peine à imaginer que ce ravissant village de quelque 5000 âmes (hors été) a été une puissance maritime supérieure à Venise. 

Amalfi a été un des principaux ports d’Europe du IXe au XIIe siècle.

Les premières mentions d’Amalfi remontent au VIe siècle. La ville devient rapidement une puissance maritime faisant le commerce des céréales, du sel et des esclaves, exportant du bois de construction vers l’Égypte et la Syrie et important en Occident les soieries de l’Empire byzantin. Les marins d’Amalfi, les premiers d’Occident à utiliser la boussole, font la fortune de la ville. Au IXe siècle, les marchands amalfitains utilisent déjà une monnaie en or alors que la plus grande partie de l’Italie en est encore à une économie de troc.

Les relations d’Amalfi avec l’Orient sont encore illustrées à l’heure actuelle par la cathédrale dont les portes ont été fondues à Constantinople en 1066 et acheminées jusque-là par la mer. Également au milieu du XIe siècle, ce sont des marchands amalfitains établis à Jérusalem qui sont à l’origine de la fondation des Hospitaliers de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem.

La République maritime indépendante d’Amalfi atteint une population d’environ 70 000 personnes lorsqu’en 1131, elle est conquise par le roi Roger de Sicile. La ville passe en 1137 sous la domination de Pise et commence à décliner rapidement. Pourtant, les Tables amalfitaines, qui furent le premier code maritime, servirent à régler la navigation dans toute la Méditerranée jusqu’en 1570.

Partout, subsistent les témoins de l’âge d’or d’Amalfi entre le Xe et le XIIe siècle, lorsque cette République maritime commerçait avec l’Orient, notamment un campanile mauresque, un plan urbain calqué sur le modèle arabe et un Duomo d’inspiration byzantine. Tous les quatre ans, une régate est organisée pour rappeler que les doges de la cité rivalisaient avec ceux de Venise, Gênes et Pise pour le contrôle de la Méditerranée.

Aujourd’hui Amalfi est une destination touristique incontournable…. et quasiment inaccessible, en plein été, par la route côtière.

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C’est donc par bateau qu’on est arrivé à Amalfi (qui, pendant des siècles, n’a été atteignable que par la mer)

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Au coeur de la petite cité, se dresse un magnifique complexe monumental, la Cathédrale (Duomo) Saint-André, qui regroupe le Cloître du Paradis (l’ancien cimetière des nobles d’Amalfi), la Basilique du Crucifix et la cathédrale elle-même, dont la façade date du XIXème siècle.

IMG_8498Sous les ors de la Cathédrale, l’église primitive

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IMG_8488Dans le cloître

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Mais c’est bien de la mer qu’on a les plus belles vues sur Amalfi…

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On trouve sans problème des croisières en bateau d’une journée de Sorrente vers Amalfi et Positano, avec halte baignade dans une mer chaude !

Amalfi (Italy) – Août/August 2018

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Le pianiste de Positano

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En accostant hier, non sans difficulté, au petit port surpeuplé de Positanoje me demandais ce qui avait pu conduire un artiste comme Wilhelm Kempff à s’y installer dès 1957. Le pianiste allemand, né à Jüterborg en 1895, y mourra à 95 ans le 23 mai 1991.

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Le village est minuscule, tout en escarpements, sans beaucoup d’attraits architecturaux, même si la vision séduit quand on arrive par la mer.

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Je n’avais pas le temps de chercher la Casa Orfeo, la demeure que se fit construire Wilhelm Kempff, et qui est restée le siège de la Fondation Kempff .

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Wilhelm Kempff et sa femme (en haut), entouré d’élèves et d’amis comme Leonide Massine – le fameux danseur et chorégraphe des Ballets russes avait ses habitudes à Positano, où il a laissé son nom à un Concours de danse – .

Ces photos sont tirées du journal d’une pianiste qui séjourna à Positano lors de l’une des fameuses sessions d’été qu’y tenait Kempff, un article passionnant à lire ici : A Summer with Wilhelm Kempff.

J’ai plusieurs fois écrit mon admiration inconditionnelle pour le pianiste allemand, qui chante Bach, Beethoven, Mozart, Schubert, Schumann comme personne. Une simplicité essentielle au service d’une poésie sans limite.

 

Cette version du 23ème concerto de Mozart, son mouvement lent en particulier, est celle de l’île déserte, pure poésie, un chant naturel, comme évident.

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Positano (Italie) – Août/August 2018

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Les mystères de Pompéi

(Triclinium de la Villa des mystères)

Même s’il ressemble à un vaste parc d’attraction, vers lequel affluent des milliers de touristes du monde entier, en groupes serrés, le site de Pompéi reste l’une des quelques merveilles du monde, qu’on doit absolument visiter. Tout y impressionne, les proportions parfaites d’une cité romaine hyper-sophistiquée, l’agencement des quartiers, des villas, des demeures patriciennes, et surtout les éléments de décoration, peinture, sculpture, qui ont survécu au cataclysme de l’an 79 et à l’usure des siècles.

Pompei (Italie) – Août/August 2018

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Sur les traces de Stendhal

Seize ans après un premier court séjour, je suis revenu à Naples, sans avoir lu Rome, Naples et Florence de Stendhal – qui, selon certains, est loin d’être un guide inspiré (Stendhal et Naples)

Piazza Bellini et la statue du compositeur natif de CataneVia dei Tribunali

Magnifique Caravage dans l’église Pio Monte della Misericordia

La cathédrale Saint-Janvier (San Gennaro) où se trouve la fiole de sang qui se liquéfie deux fois par an.La façade de la cathédrale Saint Janvier

Dans la rue San Geronimo, les boutiques d’articles et de statuettes de crèche côtoient les échoppes de souvenirs de héros modernes…

Le couvent des Clarisses et ses colonnes et banquettes en majolique.mC’est à Naples qu’est née la pizza…

L’entrée dans le quartier historique de Spaccanapoli

Street art

Place du Plébiscite

Le Château Neuf

Napoli/Naples – Août/August 2018

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Le talon de la botte

Si l’Italie ressemble à une botte, la région du Salento en est le talon

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Et à la pointe orientale du talon se trouve une cité ancienne, Otrante, dont je n’ai connu le nom d’abord qu’en lisant le Fouché de Stefan Zweig. C’est Napoléon qui crée, en 1809, le duché d’Otrante, et fait duc d’Otrante son redoutable ministre de la Police.

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La cathédrale d’Otrante est le plus bel édifice religieux de la cité. Deux nefs superposées, une mosaïque miraculeusement bien conservée au sol, et les reliques des saints martyrs d’Otrante.

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Riga, le musée de l’Art Nouveau

L’Art Nouveau est partout à Rigacapitale de la Lettonie (lire Art Nouveau), notamment dans la maison de l’architecte Konstantīns Pēkšēns (Musée Jugenstilsituée Alberta iela 12 (entrée au coin de la rue Strēlnieku)

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Comme on le voit, cette maison construite en 1903 disposait de toutes les commodités modernes !

Riga (Lettonie) / Juillet-July 2018

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Revoir Poitiers (II)

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Je suis né à Niort, chef-lieu des Deux-Sèvres, mais c’est à Poitiers que j’ai vécu les vingt premières années de ma vie, école primaire, lycée, université (Les maisons de mon enfance)  Les hasards de la vie professionnelle, les détours de la vie tout court, ont fait que je suis peu souvent revenu dans une ville qui n’a guère changé, dans son coeur historique. Suite de la visite…

Plus ancien édifice connu, la Pierre-Levéedolmen édifié dans l’actuel quartier des Dunes.

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A proximité, l’Hypogée des Dunes, un monument funéraire du VIIème siècle

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Naguère au centre de l’avenue Jean-Jaurès qui « monte » vers le centre ville, l’un des plus anciens et des mieux conservés bâtiments de la première chrétienté, le Baptistère Saint-Jean

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malheureusement défiguré par la proximité d’un « Espace Pierre Mendes-France » édifié, dans les années 80, entre le Baptistère et la Cathédrale Saint-Pierre. Comment l’Etat, l’architecte des Bâtiments de France de l’époque, ont-ils pu laisser construire une telle incongruité ?

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A 100 mètres, un autre chef-d’oeuvre de l’art roman de Poitiers, la très belle église Sainte-Radegonde, du nom de la sainte patronne de la ville, Radegonde (520-587), princesse thuringienne devenue reine des Francs en épousant Clotaire Ier, fils de Clovis.

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ERkxDDI2QCmQl77KgRyZ%ADans la crypte de l’église, se trouve le tombeau de Sainte Radegonde, fondatrice de l’abbaye Sainte-Croix de Poitiers

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WfZBACNWQJeHjwvx1TP1YQDans l’un des murs de Sainte-Radegonde, cette empreinte de pas, Le Pas de Dieuqui serait la trace de l’empreinte du pied du Christ, lorsque celui-ci apparut à Radegonde dans sa cellule…

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La Cathédrale Saint-Pierre de Poitiers est le plus grand édifice religieux de la cité.

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C’est dans cet nef immense que j’ai entendu mes premiers concerts d’orgue, donnés sur les grandes orgues François-Henri Clicquotjustement célèbres

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Derrière le maître autel, l’un des plus anciens et des plus beaux vitraux de France, la Crucifixion (XIIème siècle) et ses bleu et rouge somptueux.

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Mais c’est un autre chef-d’oeuvre de l’art roman, universellement connu, qui a fait la notoriété de Poitiers, Notre-Dame-la-Grandequi contrairement à son appellation, est de proportions plutôt modestes – bien plus en tout cas que ses soeurs romanes Saint-Hilaire ou Sainte-Radegonde.

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Regagnant l’Hôtel de ville par les rues commerçantes, on passe à l’arrière du Palais de Justice, ancien palais des comtes de Poitou, ducs d’Aquitaine

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IMG_6434Dans les jardins du Palais de Justice, la statue de Jeanne d’Arc témoigne du passage à Poitiers, en 1429, de la Pucelle d’Orléans.

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A l’arrière de l’Hôtel de Ville, l’ Hôtel de Beaucé (1554) est un des beaux édifices Renaissance du chef-lieu de la Vienne.

Poitiers (France) / Juillet-July 2018

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