Encore Angkor (III)

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Toujours dans ce que les archéologues ont nommé le « Groupe de Roluos » (lire : http://jeanpierrerousseaublog.com/2014/02/15/un-francais-a-angkor/), non loin de Preah Kô, on trouve le Bakong.

« Le Bakong (en khmer, « Crinum asiaticum (Amaryllidacées), plante herbacée à belles fleurs blanches« ) est le temple d’état d’Indravarman I, consacré en 881. Ce temple-montagne est érigé sur le site de Hariharālaya (actuellement Rolûos) près d’Angkor au Cambodge.

Il est dédié à Shiva personnalisé en Indreshvara (le protégé d’Indra), déïfication d’Indravarman I.

Construit juste après le Preah Kô, il est le prototype de nombreux temples-montagne hindouistes khmers ; c’est unepyramide à cinq degrés sur une base carrée de 65 m de côté, décorée de garudanâga et yakṣa, dont les escaliers sont gardés par des lions. Ses décorations sont en très mauvais état pour la plupart.

Sur cette terrasse était érigée une tour centrale qui a été remplacée au xiie siècle par une tour dans le style d’Angkor Vat.

Le temple est entouré de trois murs d’enceinte avec des ouvertures en forme de gopura. Dans l’enceinte intérieure, plusieurs tours (prasat) entourent la pyramide ainsi que de petits bâtiments, tous construits en brique sauf les linteaux qui sont engrès finement sculpté.

La pyramide centrale a été reconstituée par anastylose par Maurice Glaize entre 1936 et 1943 à partir d’un amas de pierres, résultant de l’épreuve du temps, de destructions et de remaniements.

Les enceintes externes sont alternées avec des douves. » (Source : Wikipedia)

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Bakong / Angkor / Cambodge-Kampuchea / Avril-April 2010

Angkor (II)

Suite de notre exploration des sites fabuleux d’Angkor, redécouverts en grande partie grâce aux chercheurs et archéologues de l’Ecole française d’Extrême Orient animés par Pascal Royère (http://jeanpierrerousseaublog.com/2014/02/15/un-francais-a-angkor/).

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Groupe de Ruolos (temples khmers du IXème siècle), arrivée au temple pyramide de Bakong, retrouvé, restauré par Pascal Royère et ses chercheurs de l’Ecole française d’Extrême Orient.

Angkor / Cambodge-Kampuchea / Avril-April 2010

Hommage – Angkor (I)

J’ai appris récemment le décès à 48 ans de Pascal Royère, qui, comme responsable de l’Ecole française d’Extrême-Orient a durant près de 17 ans puissamment contribué à la renaissance, à la restauration des sites exceptionnels d’Angkor (http://www.efeo.fr/chercheurs.php?code=562&l=FR&ch=36).

J’ai eu une seule fois un contact téléphonique avec lui, dans un contexte très particulier. J’étais en vacances à Siem Reap au Cambodge, tout près des sites archéologiques d’Angkor. En avril 2010. L’éruption du volcan islandais Eyjafjallajökull, la veille de mon retour prévu en Europe, avait, on s’en souvient, complètement désorganisé le trafic aérien, et bloqué au sol des milliers de voyageurs. J’ai ainsi eu « droit » à une rallonge de cinq jours de mon séjour (avant que je parvienne par mes propres moyens à trouver des vols de retour !). Pascal Royère était alors Consul honoraire de France à SIem Reap, on était un week-end, les services de l’Ambassade de France à Phnom-Penh aux abonnés absents, la seule personne que j’ai pu joindre, dans cette pagaille générale, ce fut lui. Extrêmement chaleureux et cordial, il était lui-même sans nouvelles de son épouse qui devait rentrer au Cambodge, et était évidemment incapable d’intervenir dans une situation que personne ne maîtrisait. Il se proposait de m’aider si j’avais des difficultés notamment avec l’hôtel ou l’agent de tourisme local… Ce ne fut jamais nécessaire, mais le seul fait d’avoir pu discuter deux fois par téléphone me fut d’un précieux réconfort. Et je pus lui dire toute mon admiration devant le travail que ses équipes et lui avaient mené dans tous les temples et sites que j’avais visités. Nous avions prévu de nous rencontrer si mon séjour s’était prolongé…je n’ai pas eu cette chance.

Hommage doit être rendu à une personnalité qui incarnait si bien ce que la France, la culture française, peut représenter dans le monde, et singulièrement dans un pays jadis colonisé.

Quelques premières images de cet inoubliable séjour au pays des temples millénaires :

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Preah Kô (prononcer comme Piercot, les Liégeois comprendront !)

Preah Kô (le taureau sacré) est le premier temple khmer construit dans la région d’Angkor au Cambodge, sur le site de la capitale d’Indravarman I (Hariharālaya – actuellement Rolûos). Il a été consacré en 880.

Ce temple shivaïte, comme en attestent les représentations du taureau Nandin, le destrier de Śiva, a un plan rectangulaire avec six tours construites en briques, autrefois couvertes d’enduit décoré.

Seuls les linteaux, en pierre par nécessité architecturale, comportent des bas-reliefs encore visibles. Les quelques sculptures rapportées sont postérieures.

Les tours sont dédiées aux précédents rois khmers, dont le sanctuaire central à Jayavarman II (Parameśvara) le fondateur du royaume, et à leurs reines, tous et toutes divinisés.

Sa construction sera suivie de celle du Bakong, le premier temple-montagne.

Angkor (Cambodge/Kampuchea) – Avril/April 2010